Un animal avec bébé à la maison, bonne idée ou danger ?

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En France, plus d’un foyer sur deux possède un animal de compagnie (surtout chien ou chat), et plus d’un tiers des enfants grandissent auprès d’animaux, souvent considérés comme des membres de la famille. Au cours des dernières décennies, les scientifiques ont étudié le rôle et la contribution des animaux sur l’humain, et en particulier sur les enfants. Conclusion, c’est un grand OUI ! Ce qui n’exclut pas certaines règles et précautions !

Une relation privilégiée

Vous l’avez peut-être déjà remarqué : la connexion entre l’enfant et l’animal n’a pas de langage verbal. Il s’établit entre eux des codes de communication spécifiques, qui ne sont pas moins complexe qu’entre un adulte et un animal, car ici, tout passe par le corporel et les sens. Grâce à différentes situations, l’animal offre à l’enfant l’opportunité de tester divers comportements et de les ajuster progressivement pour garder les interactions positives et éviter celles qui repoussent l’animal. Un comportement qu’il adaptera ensuite dans sa famille, avec sa nounou, dans la cour de l’école, lors de ses activités… Le saviez-vous ? Les enfants vivant dans des foyers abritant un chat ou un chien possèdent des capacités empathiques plus développées et font preuve de plus d’aide, de soutien ou de réconfort envers les autres.

Un effet apaisant lors de situation compliquées

Séparation, divorce, maladie, deuil… Les épreuves de la vie résonnent particulièrement sur les enfants qui ne s’ouvrent pas toujours à leurs parents, leurs babysitters ou à leur entourage en général. La présence d’un chien, d’un chien, d’un cochon d’inde même, peut contribuer à aider l’enfant, en le détournant de sa tristesse, en évacuant le stress, en se sentant utile, en partageant ses difficultés auprès d’un “ami” qui ne le juge pas. Ce n’est pas un hasard si les psychologues font appel à des animaux lors de séances de zoothérapie et si dans certains pays, on prescrit des séances avec des Animaux de Soutien Émotionnels (ASE) lors de catastrophes, séismes, etc.

Un effet bénéfique sur la mobilité et même sur la santé !

Si la présence d’un animal sur le développement mental de l’enfant est considérable, ce n’est pas tout. Certains seront peut-être étonnés des effets des animaux de compagnie sur la santé physique des enfants. Grandir avec un animal de compagnie, en particulier un chien, favorise la mobilité des plus jeunes, et réduit ainsi les risques liés  à la sédentarité et au temps passé devant la télé, sur les écrans. Mieux, chez les enfants ne présentant pas particulièrement de risques allergique préalable, des études récentes ont montré que la présence d’un animal avait tendance à faire baisser les risques d’allergies de toutes natures comme les rhinites, l’asthme, l’eczéma et certains troubles digestifs en renforçant le système immunitaire des enfants allergiques (il est bien sûr recommandé de prendre l’avis de votre médecin pour chaque cas).

Une étude, menée en 2020 pendant la pandémie, a même démontré qu’alors que le confinement a pu avoir des conséquences néfastes sur le sommeil des jeunes enfants, ceux possédant un animal de compagnie n’ont pas souffert de ces perturbations.

Un animal n’est pas un jouet

Partager sa vie avec un animal de compagnie peut être extrêmement gratifiant, mais c’est aussi une vraie responsabilité et un engagement majeur. Avant de craquer pour un chiot ou un chaton, il faut être prêt à en prendre soin et à l’aimer pour toute sa vie, qui peut aller jusqu’à 15 ans ou plus ! Quant à offrir un animal à un enfant et lui dire qu’il va s’en occuper de A à Z, c’est non. Il n’a pas la maturité pour supporter cette charge. Les vétérinaires considèrent que si le parent est derrière, un enfant peut être associé aux soins dès 5-6 ans, mais il n’est pas capable d’en avoir la responsabilité complète. Il va vivre avec, partager des jeux, des câlins, mais Dagobert ou Minou doivent rester l’animal de la famille avant tout.

S’apprivoiser et se respecter

A l’arrivée d’un animal dans la famille ou d’un bébé, il est conseillé de se livrer au jeu des présentations ! Et de provoquer des occasions de contact et de jeu entre eux, sous surveillance bien sûr. Les babysitters et la nounou peuvent y participer après avoir reçu les consignes des parents, bien entendu ! Et si les relations sont un poil tendues au début, mieux vaut limiter les interactions et laisser le temps à chacun de s’habituer à l’autre. Et dès qu’il est en mesure de comprendre, il est utile d’expliquer à l’enfant que l’animal est un être vivant, qu’il ressent des choses, qu’il peut avoir mal… Apprenez lui le plus tôt possible à bien se comporter avec l’animal, notamment les chiens : ne pas être brusque, pour éviter des réactions inattendues, ne pas toucher à sa gamelle, etc… Enfin, il est également important que chacun est son espace réservé où se retirer pour être tranquille : la chambre pour le bébé, le panier pour le chien ou le chat. Autant de règles de respect mutuel qui devraient assurer des relations harmonieuses.

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