Reflux, mauvais sommeil, eczéma… L’alimentation pèse sur la santé et l’humeur de nos bébés (et parfois la nôtre !). Entre les nouvelles tendances, les conseils des mères et belles-mères et les réseaux sociaux, on ne sait plus où donner de la fourchette !
Jusqu’à 4-6 mois : allaitement maternel et substituts lactés restent la règle
Le lait maternel est la source de nutrition la plus évidente pour les nourrissons, jusqu’à 4-6 mois, puis en complément d’une alimentation diversifiée jusqu’à 24 mois. Mais lorsque l’allaitement n’est pas choisi ou pas possible, les laits infantiles sont la seule alternative sûre et réglementée. On le rappelle, le lait de vache n’est pas adapté au “petit” de l’homme et les boissons végétales que l’on adore mettre dans nos “latte” encore moins ! Ce n’est pas qu’ils sont bons pour nous, qu’ils le sont pour nos bébés, pour la simple raison qu’ils ne conviennent pas aux besoins nutritionnels des nourrissons.
Entre 4 et 6 mois : vive les nouveaux goûts !
La diversification, on en rêve, impatients de voir notre bébé au régime “lait” depuis sa naissance, découvrir de nouvelles saveurs ! Si elle débute le plus souvent entre 4 et 6 mois, la diversification intervient bien sûr au rythme du bébé mais il est préférable de ne pas la retarder au-delà de 6 mois. Purée et compotes lisses entrent alors en piste avec les réactions qui vont avec : grimaces, crachat dégoûté ou impatience et avidité … Si le bébé est allaité, l’astuce consiste à donner de toutes petites quantités sur son doigt. S’il est au lait maternisé, lui proposer de goûter à la cuillère (ni trop froide, ni trop chaude).

Vous manquez d’inspi ? Voici des idées qui conviennent à toute la famille !
La clé du succès, c’est de tester une grande variété de saveurs et de textures, y compris des légumes verts amers, sans se limiter aux purées de fruits. Le bonne nouvelle, c’est que l’on peut utiliser les mêmes produits frais que pour le reste de la famille, en privilégiant le bio si possible pour les fruits et les légumes, les légumes secs (purée de lentilles par exemple) et les féculents complets. Du coup, on prépare le repas de la famille et de bébé en même temps, mais sous des formes différentes ! Et le surgelé ? Il a tout bon à condition de choisir des produits bruts non cuisinés : purées de légumes, légumes et fruits épluchés et en morceaux, filets de poisson nature, etc.
Les questions que l’on peut se poser :
- Dois-je continuer l’allaitement ou le lait infantile tout au long de la diversification ? Bien entendu, c’est essentiel, votre bébé a encore besoin de beaucoup de lait : à la demande jusqu’à 6 mois au moins pour l’allaitement et poursuite des laits infantiles avec transition du 1er âge au 2ème âge sur les conseils de votre professionnel de santé.
- Quels sont les meilleurs aliments pour mon enfant ? Il est important d’introduire dès le début des aliments riches en fer : viande, légumineuses, produits enrichis.
- Puis-je utiliser du lait de vache ? C’est contre-indiqué comme boisson principale avant 12 mois même si de petites quantités en préparation culinaire restent acceptables.
- Puis-je sucrer ou saler les aliments de bébé ? Non, il est déconseillé d’ajouter sucre et sel aux repas de bébé ; éviter les jus de fruits et boissons sucrées.
Et les risques d’allergie, alors ?
Aujourd’hui, on sait qu’un bébé peut commencer à découvrir toute les familles d’aliments entre 4 et 6 mois, y compris ceux qui peuvent provoquer des allergies (œuf, arachide, poudre d’amandes ou de noisettes…). Plus il les goûtent tôt, plus ils développent leur tolérance à ces aliments. Petit bémol chez les nourrissons à haut risque d’allergie à l’arachide (eczéma sévère, allergie à l’œuf), l’introduction est recommandée entre 4 et 11 mois sous supervision médicale spécialisée. Pour le gluten, c’est pareil, on y va pianissimo, en évitant les grandes quantités au début et pendant la première année.

De 6 à 1 an : à la découverte des textures !
Après les nouveaux goûts arrivent les nouvelles textures et associations. C’est généralement une transition qui intervient dans les deux mois qui suivent la diversification. Mais encore une fois, chacun son rythme. L’idée est de passer d’une nourriture parfaitement molle, qui s’avale sans effort, à une nourriture plus consistante que bébé va transformer avant de l’avaler. On peut donc commencer par mixer les purées et les compotes avec un résultat un peu moins lisse qu’avant et des consistances plus variées, hachées ou écrasées.
C’est aussi l’âge où – apparition des dents oblige – bébé peut commencer à manger des fruits crus mûrs. Peu à peu, bébé apprend à sucer, lécher, mâcher, croquer les aliments et adore également les touchers avec les mains, les écraser, voire en tapisser la cuisine.
Les différentes textures à explorer :
- Aliments épais, écrasés, au fur et à mesure que la motricité de l’enfant s’améliore : petits pois, courgettes, carottes …
- Aliments mous et grumeleux : aliments hachés ou en petits morceaux (comme le blanc de poulet)
- Aliments à manger avec les doigts : quand les bébés tiennent parfaitement assis et peuvent porter de la nourriture à leur bouche (par exemple, carottes cuites, fleurs de brocoli ou batônnets de fruits tendres)
Vers 8-10 mois, la plupart des bébés sont capables de manger des aliments grumeleux. Cela favorise la mastication et d’autres habilités motrices orales ultérieure. D’autre part, proposer au bébé les bonnes textures au bon moment favorise non seulement une alimentation adaptée, mais permet également à l’enfant de commencer à s’alimenter seul sous surveillance. Un grand pas vers l’autonomie !
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